Encore mal connu en France, où les autorités médicales et sanitaires freinent des quatre fers, le tourisme médical se propage à grande vitesse dans les pays anglo-saxons, encouragé même par les pouvoirs publics, qui préfèrent envoyer leurs patients à l’étranger plutôt que d’investir dans leur propre système de santé.

Les Anglais, pour lesquels, comme les Français, l’obtention d’un rendez-vous relève du vrai chemin de croix, l’ont bien compris : voyager pour obtenir rapidement des soins de qualité au meilleur prix leur est une évidence.

En France, le trou de la Sécurité Sociale et le déremboursement progressif des soins devraient encore accélérer le processus. Pour l’instant, subir une intervention de chirurgie esthétique en Tunisie reste un choix mais demain ?

Une méfiance légitime mais injustifiée

La Tunisie est devenue La Mecque de l’implant mammaire, de la liposuccion et des implants capillaires, mais de nombreuses autres spécialités y sont pratiquées avec un savoir-faire indiscutable et dans les meilleures conditions.

Pour alléger l’addition de l’opération, réduire les délais d’attente et bénéficier de soins d’au moins aussi bonne qualité que chez eux, les ressortissants européens sont de plus en plus nombreux à voyager.

Comptant plus de 8.000 médecins dont le diplôme est reconnu en Europe, la Tunisie bénéficie d’une relative proximité géographique. Respectant les standards de l’Europe, notre pays voit de plus en plus défiler des ressortissants de ce continent, Britanniques et Italiens en tête.

En France, n’ayant aucun pouvoir de contrôle sur les soins et pratiques réalisés en dehors du territoire national, les Ministères de la Santé et du Tourisme mettent en garde sur l’absence de garanties offertes , tenant notamment à la qualification des médecins amenés à donner des soins chirurgicaux, aux conditions de la pratique de l’anesthésie, mais aussi au respect des règles d’hygiène et d’asepsie.

Ceci bien à tort car les chirurgiens tunisiens ont reçu une formation reconnue par leurs confrères européens et leurs compétences ne sont plus à prouver, travaillant dans la légalité (ils sont inscrits au Conseil de l’Ordre des médecins tunisiens et sont affiliés à la Société Tunisienne de Chirurgie Esthétique), ils opèrent dans des centres équipés en matériel de pointe et dans les meilleures conditions d’hygiène et de sécurité.